Pointe de Revelatta
  

Pointe de Revelatta






, France
le 22/07/2017

 

Calvi , samedi 22 juillet


Je pars de bon matin sous une lourde chaleur. Je retrouve ma  bassine qui se remplie au fur et à mesure de la montée qui m'amène sur les hauteurs de Calvi, jusqu'à la chapelle Notre Dame de la Serra. Un trailer me dépasse en marchant d'un très bon pas pendant que  perle les gouttes de mon crâne sur chaque mètre gagné. Rude ascension aussi ici, mais la vue qui s'offre au regard là haut mérite sa part de rudesse qui m'est infligée. Je  gage que marcher sous un soleil aussi tenace revient à donner double valeur à une heure de parcours. La fatigue s'en ressens et chaque rando demande maintenant une multiplication d'effort et d'endurance. Marcher d'un pas régulier, ne pas trop s'arrêter ou chercher l'ombre qui fera descendre légèrement la température du corps, ne pas trop boire car le seuil de gaspillage d'eau par transpiration devient vite endémique, toute cette stratégie est à pratiquer tout au long de la journée. Je demande au trailer arrivé avant moi par où se trouve la suite de mon sentier afin de rejoindre la pointe et la presqu'île de Revelatta. Un peu plus bas en rejoignant la côte, je trouve une fontaine sur laquelle est écrit à peine visible et en grande partie effacé le ou les mots ...otable.... . Allez savoir si le c'est le mot eau potable, ou non potable. Je ne m'y risque pas quand mon fidèle trailer arrive et me signifie que c'est bon , l'eau est potable. Dans ces circonstances, elle devient vraiment magique, précieuse et vitale . Je me rafraichis au mince filet qui sort de la colline. Sécheresse oblige en ces temps de canicule.
Je longe les rochers et découvre de  petites criques et plages idylliques. Je m'arrête sur l'une d'elles et plonge avec délice dans la grande bleue Turquoise, ce qui apaise aussitôt la température de ma carcasse. Puis je reprends le sentier du retour vers Calvi. Le soleil tape toujours aussi fort et pas une brise de vent à l'horizon ne vient calmer l'écrasement qui fait bouillir mon crâne. Je pense a Théodore Monod et ses marches interminables des heures durant  dans le désert, avec uniquement comme ravitaillement le thé et ses trois tasses  du soir, nourries de quelques dattes séchés.
J'entame six heures après la descente vers Calvi qui se termine sur la route, longeant les villas de luxe et les résidences huppées. J'achète un Pan Bagnat qui n'a de son contenu que le nom : absence de crudités, oignons, etc, et qui n'est fourré que d'une grosse boite de Thon et d'un misérable bout de quart de tomate.
Je veux finir mon séjour en bon et vrai vacanciers et m'achète un billet de croisière ( Corse, donc, à voir...) pour la réserve de Scandola. "Ah non monsieurs, on accepte pas les cartes bleues !". J'en ai marre de ces entourloupes. J'écris de ce pas à l'office de tourisme. Ça leur fera une réclamation à gérer. Non mais !

 

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