Centuri Cap Corse Nord
  

Centuri Cap Corse Nord







, France
le 19/07/2017

 

Mercredi 19 juillet,

Centuri-Barchaggio

Aujourd'hui, pour entamer la deuxième partie du tour du Cap Corse, je dois rejoindre Centuri situé à dix huit kilomètres de Macinaggio. Je me lance donc de bon matin à l'exercice de l'auto stop. Vagues mauvais souvenirs de cette expérience, m'étant fait copieusement insulté lors de mes dernières tentatives. Au bout d'une heure, je reste bredouille et commence à trouver le temps long, d'autant que j'aimerais commencer mon sentier à la fraiche. Je décide donc d'appeler le service navette et m'attends à régler la note salée vu que je suis seul. La conductrice arrive et m'annonce qu'elle a récupéré deux Italiens malheureux comme moi et que nous allons donc pouvoir partager le prix de la course. Joyeuses palabres en  Italien sur le chemin et nous nous posons à l'entrée de Centuri. Souvenirs du passage de mes parents ici, des dessins et aquarelles de mon père, je savoure la quiétude du lieu. Puis j'entame le sentier plutôt accidenté et rocailleux. La chaleur monte vite et le soleil pointe au dessus des crêtes. Je sue à grosses gouttes et j'ai l'impression d'être tombé dans une bassine. Pas mal de montées, du maquis tout autour du sentier qui me griffe les jambes, et la côte qui se découpe autour de la grande bleue. Pas d'états d'âme sous ce cagnard , je marche d'un bon pas. Le but du marcheur en situation de survie, c'est, on avance, on fait gaffe où on mets les pieds, on fait le point de temps en temps et on garde le cap. Trois  heures trente me conduisent à Barcaggio, vingt minutes de plus au terminal de cette deuxiéme moitié du Cap Corse. J'aurais donc tracé tout le tour du Cap en six heures cinquante, le tout , sous un soleil d'enfer. Le parcours total est indiqué pour se réaliser en huit heures quinze. Ça va, j'ai pas trop perdu les pieds. Maintenant, il est vrai qu'après les trois étapes du GR qui passent pour les plus difficiles, ce fut une promenade de santé.
Le retour de l'autre moitié faite hier devrait s'effectuer par une navette bateau. Plus de place ! Rien d'autre à se mettre sous la dent en matière de transport en commun.
Je me poste à l'ombre d'une chapelle et lève mon pouce. À cette heure ci, le chaland est plutôt rare. Une demie heure plus tard, un jeune couple de Parisiens me conduit au dessus de la colline, plus près de la route principale. Puis, quelques instants après, un maçon prends le relai et m'amène à bon port. Nous discutons des techniques de toitures pratiquées ici : les Loses, de grosses pierres taillées et posées en superposition assurant entièrement l'étanchéité des couvertures.
Petit bain sous un fort vent d'Est qui me flanque quelques belles raclées d'embruns salés à la figure, et remplissage de mon cher sac qui bedonne toujours autant. Je songe à lui faire faire un régime draconien dès mon retour !. 

 

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